Le Saviez-Vous n°40 - Le Dossard

Les débuts de la numérotation !

En compétition, la quasi-totalité des sportifs arborent un numéro, c’est le « dossard ».Dossard

Introduit par le sport hippique, la numérotation des sportifs est destinée à faciliter l’identification de ces derniers par les officiels et les spectateurs.

En dehors du sport hippique, l’athlétisme et le cyclisme sont les premières disciplines à adopter le système de dossard. Dès la première édition des Jeux Olympiques à Athènes en 1896, les athlètes portent un dossard.

En course à pied, généralement si le vainqueur de la précédente édition d’une course est présent pour défendre son titre, on lui attribue le dossard n°1. Un peu comme en Formule 1 où le champion du monde en titre se voit attribuer le n°1.

Nombre de superstitions n’ayant aucun lien avec le sport sont attachées à des numéros. Ils sont évidemment variables selon les cultures. Le fameux n°13, interdit dans certaines disciplines, porte pourtant chance à nombre de sportifs. En effet, le marathonien Français Alain MIMOUN (32 titres de champion de France), qui a porté à 86 reprises le maillot tricolore dans des compétitions internationales, remporte le titre Olympique sur marathon à Melbourne en 1956, en 2h25 avec le dossard n°13 !

En vélo, c’est le dossard n°51 qui est réputé porter chance. Souvenez-vous, plusieurs coureurs cyclistes ont remporté le Tour de France alors qu’ils portaient le dossard n°51. Eddy MERCKX en 1969, Luis OCANA en 1973, Bernard THEVENET en 1975 et Bernard HINAULT en 1978.

La réglementation de notre fédé (FFA), oblige que le dossard soit fixé sur la poitrine par 4 épingles, sans qu’il soit ni plié, ni découpé. Lors d’une compétition, les membres officiels doivent pouvoir vous identifier si nécessaire à plus de 30 m, pour cela votre dossard devra avoir une taille minimum de 17x22 cm, la hauteur des chiffres sera au minimum de 7 cm et 4 cm de largeur, quant à l’épaisseur des traits, ils seront d’au moins 5 mm.

Le produit « phare » qu’on rencontre sur la plupart des courses, même en Deux-Sèvres, est le dossard en « TYVEK » car il est souple, imperméable et surtout indéchirable !

Saviez-vous qu’un organisateur n’a pas le droit de remettre en circulation (pour une autre édition par exemple), des dossards ayant déjà servi et ce même si son budget est serré !

Aujourd’hui le dossard est devenu un objet souvenir, car souvent il est imprimé aux couleurs de la course, notamment lors de grands évènements nationaux et internationaux. Les « Finishers » adorent les collectionner et en plus, il est vrai que ça fait un peu moins vieillot qu’une coupe sur la cheminée… 

 

Source : OP Rat370 pour la CDCHS 79 / N°40 – Avril 2015

Date de dernière mise à jour : 11/04/2015

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