Le Saviez-Vous n°45 : Merci Kathrine VIRGINIA SWITZER !

Merci Kathrine VIRGINIA SWITZER !

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Et oui, on peut encore remercier cette pionnière de la course à pied au féminin. En effet, c’est sur le mythique Marathon de Boston (USA), le 17 Avril 1967 lors de la 70ème édition que la première femme fut classée officiellement sur une course « réservée aux hommes ». Le dossard n°261 portée par la jeune étudiante en journalisme de 20 ans, Kathrine VIRGINIA SWITZER, franchit la ligne d’arrivée en 4h20mn. Ce jour là sans vraiment le savoir et ni le vouloir, Kathrine la Suissesse a tourné une page de l’histoire sociale du Running mondial.

A l’époque, si nul règlement n’interdit explicitement la participation d’une femme à un Marathon, il est tacitement convenu qu’elles ne peuvent physiquement venir à bout d’une telle épreuve ! Passée la distance des 800m en course, on leur disait même qu’il était dangereux et qu’il y avait un fort risque que leurs utérus tomberait, ou que leurs jambes grossiraient et que du poil pourrait pousser sur leur poitrine… C’était perçu comme « déféminisant » et « tue-l’amour » ! Elle courut contre l’avis de Jock SEMPLE, coorganisateur du Marathon de Boston, qui estimait que la présence d’une femme dans son peloton « entachait » l’image de l’épreuve. Celui-ci a tout fait pour mettre « hors-course » Kathrine VIRGINIA SWITZER. Mais, c’était sans compter la présence de Tom MILLER à ses côtés, ce grand gaillard et petit ami de Kathrine, qui a dû jouer le « garde du corps » durant les 42 km.

Pour être certain de pouvoir boucler la distance, Kathrine s’était préparée de longs mois, avec des sorties de 50 km d’une seule traite bien sûr… Kathrine VIRGINIA SWITZER, savait que si ça se passait mal le jour de la course, elle serait attendue au tournant... En effet, ses nombreux détracteurs de l’époque se seraient fait un malin plaisir de répéter qu’il était « infaisable » pour une femme de courir ce type d’épreuve.

Inutile de vous dire qu’à l’échauffement tous les regards des participants ainsi que les nombreux photographes présents étaient sur elle. Ils tenaient là un scoop qui pimenterait leurs comptes-rendus…

En franchissant la ligne d’arrivée, elle s'est dit : « WOUAH ! Je l’ai fait !!! », « Au départ de ce Marathon j’étais une jeune fille et à l’arrivée je suis devenue une FEMME ! ».

En 1974, la « féministe du Running » remporte le Marathon de New-York en 3h02 et revient à Boston en 1975 pour battre son record et le rabaisser à 2h51’37s. (Ndlr, le 6ème meilleur chrono mondial de l’époque !).

Si l’avenir de l’homme est la femme, dixit Aragon, elle est aussi, depuis Kathrine, celui du coureur de fond !

Source : OP Rat370 pour la CDCHS 79 / N°45 – Juin 2015

Date de dernière mise à jour : 22/06/2015

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