Le Saviez-Vous n°85 : Pollution et Running

Course à pied et pollution = Cocktail Molotov !

Pollution runningPar rapport au sédentaire, le coureur a une fréquence et un débit respiratoire plus élevés. Il respire plus intensément, et est donc un sujet à risque dans des conditions de pollution de l’air. En dehors des questions de santé, il s’avère que la pollution joue négativement sur la performance et ce, davantage chez les femmes que chez les hommes. Cela s’expliquerait par une trachée plus petite chez les femmes où s’accumuleraient plus facilement les particules fines.

Faut-il pour autant s’arrêter de courir ?

A la lecture des lignes précédentes, la réponse de bon sens est oui. Cependant, si courir en période de pollution s’avère risqué, la sédentarité peut se monter encore plus dangereuse… Le conseil qui prévaut est donc de continuer à se bouger, mais en prenant le maximum de précautions possibles :

  • S’entraîner le matin tôt et éviter les pics journaliers de pollution situés entre 14 et 21 h ;

  • Courir à intensité modérée pour réduire le débit et la fréquence respiratoires ;

  • Privilégier les chemins de campagne aux zones urbaines ou de trafic routier ;

  • Rester sur les trottoirs en milieu urbain où la concentration des particules est moins fortes que sur la route elle-même ;

  • Prendre de la hauteur et éviter les contrebas des routes ;

  • Chercher l’altitude si vous êtes entouré de collines ou montagnes et éviter le bas des vallées ;

  • Éviter les espaces fermés et cloisonnés comme les salles de remise en forme, surtout s’ils se trouvent en bordure de route. L’air n’y est pas renouvelé systématiquement et pas nécessairement en dehors des heures de pics.

 

En résumé, et comme vous l’aurez compris, la pollution est néfaste pour l’homme et pour le coureur. Courir n’est pas pour autant prohibé à condition de respecter les conseils donnés ci-dessus. Sachez tout de même que les sujets les plus à risque restent les usagers de voiture ou de bus. En effet, les polluants sont retrouvés en plus forte concentration dans les voitures ou les bus que dans les couloirs de pistes cyclables ou sur les trottoirs. De plus, le coureur peut toujours trouver le moyen de fuir le trafic, en courant par exemple…

 

Source : OP Rat370 pour la CDCHS 79 / n° 85 – Janvier 2017

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