Anne Laure LECOIN

Nom et prénom : LECOIN Anne-Laure

 

Date de naissance : 13 Mai 1984 à Niort

Situation de famille : En couple

Domicile : Frontenay Rohan-Rohan

Profession : Professeur agrégée d’anglais en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles

Club ou association : Stade Niortais Athlétisme

Anne laure lecoin 1

Salut Anne-Laure. Tu es une vraie spécialiste de cross et cela dure depuis de très longues années… J’ai comptabilisé plus de 50 cross en 10 ans ! Sais-tu précisément combien de fois tu as réussi à te

J’ai participé à 8 Championnats de France de cross (j’étais Cadette lors du premier en 2001 et je me suis ensuite qualifiée dans chaque catégorie en Junior, Espoir et Senior). C’est toujours une grande émotion après la course des « interrégionaux » d’attendre les résultats pour voir si oui ou non notre nom est associé au sigle « Q.I. » ou « Q.E. », synonyme de qualification et de grande satisfaction !! Il n’y a que lors des derniers « inters » à Cognac que je n’ai pas eu à vivre cette longue attente, car vu ma place en course je savais déjà que c’était gagné ! C’est comme une récompense qui arrive après tous les cross effectués depuis le début de saison. Et vivre un Championnats de France de cross, c’est quelque chose d’unique.

Sur le plan sportif, je n’ai jamais réalisé d’exploit le jour J de ces championnats. Il est vrai qu’après avoir tout donné aux « inters », j’ai parfois du mal à retrouver une forme suffisante pour les « France ». Et puis les conditions sont particulières : distance allongée, peloton impressionnant, et sas de départ très stressant ! D’ailleurs je suis un peu frustrée par ma dernière course aux France de St Galmier en février dernier. Vu ma saison de cross, j’espérais améliorer mon classement, mais j’ai probablement mal géré tout le stress généré par l’avant-course, notamment la très longue attente avant le départ. En effet, dans les sas, toutes les filles poussaient et s’agglutinaient, si bien qu’après 1km de course j’ai eu un point de côté qui n’a fait qu’empirer tout au long des 8km400…dur dur ! J’ai même dû marcher à certains moments. Mais je reste vraiment contente d’y avoir participé et d’avoir franchi la ligne d’arrivée !

Au-delà du plan sportif, ces courses laissent des sensations inoubliables : voir la masse de coureurs au départ, se retrouver sur la même ligne de départ que les meilleures françaises, voir un public présent tout au long du circuit…et puis c’est aussi l’occasion de voyager en famille et de profiter de bons moments, quel que soit le résultat. J’espère donc avoir l’occasion d’en refaire encore beaucoup d’autres, notamment en compagnie de Lucile Richard 

Ton record sur 10 km remonte à 2006 (Ndlr, 39’34s) penses-tu pouvoir le battre lors des prochains championnats de France qui auront lieu le 22 Octobre à Aubagne (13) ?

C’est évidemment mon souhait, au moins de repasser un jour sous la barre des 40 minutes. Je pense que c’est possible, à condition que tout soit réuni le même jour : bonne météo, formes physique et mentale au top, et…pas de point de côté qui contraint à marcher toutes les 5 minutes (eh oui, ça m’est aussi arrivé au dernier « France » de 10 km à Langueux l’année dernière…).

Cela fait 23 ans que tu fais de l’athlé et cela fait 23 ans que ton père t’entraîne !!! Est-ce que c’est facile d’être « drivée » par son papa ?!

Oui, sans hésitation. C’est peut-être plutôt pour lui que c’est parfois difficile de supporter mon caractère quand je n’arrive pas à faire ce que je veux à l’entraînement…  Mais si je suis toujours là après 23 ans de pratique, c’est grâce à la passion qui m’a été transmise toute petite en m’emmenant sur les compétitions pour suivre les courses de mes parents, de Céline Largeaud et ses frères Sylvain et Jean-François. Et puis surtout, mon père me connaît et sait adapter les plans d’entraînement, sans jamais prévoir de séance inhumaine. La qualité a toujours primé sur la quantité. Donc, si je compare mon volume d’entraînement à beaucoup d’autres filles, je pense que je suis tout en bas de l’échelle, mais c’est ce qui me permet de tenir sur la durée sans avoir trop de blessures. Par exemple, je fais toujours suivre une compétition par plusieurs jours de repos sans entraînement (je fais aussi de la danse modern jazz/contemporaine). Et si lors d’une séance je ne me sens pas suffisamment bien pour tout faire, j’ai la liberté d’alléger le programme, et j’ose d’autant plus le faire que je m’adresse à mon père ! Et puis c’est quand même super de s’entraîner en famille, de partager ces moments avec mes parents, mon compagnon et parfois Lucile (Richard)…

Certes ta carrière est loin d’être terminée (et heureusement !…), mais quel est ton plus beau souvenir en compétition ?

Difficile de choisir, entre les qualifications aux « France », les records enfin battus en franchissant la ligne d’arrivée (sur 10km, ou sur 3000m en 10’59’’80 sous la barre symbolique des 11’ !), etc. Mais je retiens quand même ma victoire aux 8km de la Coulée Verte en 2014. Après avoir assisté à cette course depuis toute petite pour encourager les « grands », j’y ai ensuite participé depuis la catégorie cadette, pour finalement la gagner en senior au terme d’une course rendue très éprouvante par un pic de chaleur ce jour-là. Je suis allée au bout de l’effort avant de m’écrouler une fois la ligne franchie ! Mais rien de grave heureusement, j’ai ensuite pu savourer cette victoire.

Anne-Laure, raconte-nous une anecdote…

Forcément, en plus de 20 ans de compétitions, les anecdotes se sont accumulées ! Je retiendrai une des premières : lors de mon tout 1er cross en 1994, à Saintes, j’étais inscrite sur la course des poussines (je devais être pré-poussine). Je me suis retrouvée au départ à côté de filles déjà très affûtées, en tenue de clubs et avec leurs chaussures à pointes, alors que j’étais en baskets et survêtement large…et vu la bousculade qui a suivi le coup de feu de départ, j’ai laissé passer tout le monde, et ai donc commencé la course en dernière position, mais loin des coups de coude ! J’ai remonté les places pendant la course, et à l’arrivée, on m’a distribué une récompense dont je me souviendrai : une brosse à dents ! Mon premier lot en compétition  Mais cette course ne m’a pas dégoûtée à vie, puisque depuis j’ai enchaîné plus de 20 saisons sans interruption (23 départementaux de cross, 18 régionaux et 17 interrégionaux).

 

 

Propos recueillis par : OP Rat370 / n°90 – Mars 2017

Commentaires (1)

1. SOULARD Jean-Marie 22/03/2017

Bravo de mettre à la Une cette belle et sympathique athlète, qui nous a fait le plaisir de venir nous voir et s'imposer en 2016 sur notre course des 12km de "La Morinière".

Pour l'ASPTT Moncoutant, Jean-Marie.

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