Sébastien GUITARD

Nom et prénom : GUITARD Sébastien
 
Date et lieu de naissance : 01 Décembre 1971 à Villeneuve St Georges (94)
 
Situation de famille : Marié, 2 enfants
 
Domicile : La Crèche
 
Profession : Sans
 
Club ou association : En recherche

Seb guitard

  • « Niort, la Ville de tous les sports », et en fauteuil elle l’est aussi ?
Je pense que l’on peut aussi dire que pour les personnes en fauteuil, Niort est la ville de tous les sports. Il y a 14 ans, seulement, 1 club était affilié et proposait 3 disciplines. Aujourd’hui on peut compter 10 clubs proposant 12 sports.
 
Si on peut voir une telle évolution, c’est surtout parce que politiquement la ville de Niort et les clubs sportifs ont pris conscience des difficultés que nous rencontrons. Je pense aussi que les clubs qui ont fait le pas vers nous, ne le regrettent pas, puisque tous les clubs affiliés renouvellent chaque année leur affiliation. Cela montre qu’ils ne regrettent pas d’avoir tenté l’expérience.
 
  • Pour ceux qui te connaissent bien, on sait que tu es « un touche à tout » en sport, mais dans lequel tu es le plus à l’aise ?
J’ai pratiqué le Tennis de Table pendant 10 ans, parce qu’en 2000 quand je me suis retrouvé en fauteuil. Il n’y avait pas d’autres choix, mais je ne le regrette pas car j’ai pris beaucoup de plaisir. La compétition m’a permis de me prouver que je pouvais encore être capable physiquement, et je me suis fait beaucoup de copains. Le problème c’est que, c’est un vrai sport de combat. Ce que je cherche c’est plutôt un sport physique.
 
Il y a 4 ans, j’ai rencontré les responsables du Tennis club de Chauray. Depuis, je pratique ce sport où je peux allier ce que j’ai appris pendant ces années de Tennis de table et le déplacement qui me manquait. Je m’entraine une fois par semaine où je prends beaucoup de plaisir à taper la balle avec de très bons copains.
 
Sinon depuis février j’ai la chance de pouvoir pratiquer un sport que je pratiquai beaucoup quand j’étais valide : c’est tout simplement courir ou plutôt rouler. Je roule depuis plus longtemps mais avec mon fauteuil de ville. Depuis février j’en pratique avec un fauteuil d’Athlé et ça change tout. C’est comme troquer sa paire de chausson pour une paire de basket !
 
  • Cette année, le Semi-marathon de Niort sera accessible en fauteuil, tu prendras le départ parmi nous j’espère ?
Cela fait 3 ans que je travaille sur ce projet. Depuis 2 ans, le 7km est ouvert aux fauteuils, mais c’est la première fois que le Semi va accueillir des fauteuils. Je tiens à remercier les organisateurs de courir en Deux-Sèvres, ce n’est pas si évident de changer l’organisation d’une manifestation importante.
 
Alors pour répondre à ta question, oui je devrai être sur la ligne de départ (sauf blessure).
 
Mais je pense que ce n’est pas le plus important. Dans l’organisation du Semi de Niort j’ai un petit travail, c’est de faire en sorte qu’il y ait une petite dizaine de fauteuils et aussi que quelques-uns d’entre eux bouclent le parcours en moins d’une heure.
 
Que serait le Semi-marathon sans les kényans ?
 
  • Tu es le Président du Comité Départemental Handisport 79 depuis 2009, quelle est ta fonction exacte ?
Je suis simplement un bénévole élu. Mais le travail du CDH79 c’est de promouvoir le sport pour les personnes atteintes d’un handicap moteur (fauteuil, amputé, mal marchant…) ou sensoriel (non ou mal voyant, ou sourd ou mal entendant). Par des actions telles que des manifestations de promotions, des compétitions, des stages découvertes ou de perfectionnements, de l’accompagnement des clubs ou des personnes handi souhaitant pratiquer, des journées de sensibilisation pour les scolaires ou autres personnels…
 
Je suis passé par des périodes très difficiles, nous sommes très sollicités, mais nous le voulons. Notre seul moyen de progresser c’est de communiquer un maximum. Encore trop de personnes atteintes d’un handicap ne savent pas qu’ils peuvent pratiquer un sport. Aujourd’hui c’est différent nous avons toujours autant de travail, mais l’équipe s’est étoffée, et nous nous répartissons le travail et les responsabilités. J’arrive même à faire plusieurs entrainements dans la semaine. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à faire en sorte que le handicap ne soit plus un frein à la pratique sportive.
 
  • Ta vision espérée dans quelques années, de la place offerte aux fauteuils dans nos courses du Dimanche ?
Je souhaite vraiment, que dans des années proches on puisse participer à 5 ou 6 courses dans le département. Mais je sais que ça risque d’être difficile, le trail est vraiment en plein essor. Et pour le fauteuil il faut vraiment que de la route et si possible de la belle route avec des pentes douces. C’est pourquoi je ne souhaite pas être trop gourmand…
 
 
Propos recueillis par : OP Rat370 / n°24 – Septembre 2014

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