Sylviane IMBAULT

Nom et prénom : IMBAULT Sylviane

 

Date de naissance : 3 Juillet 1956 à Chartres (Eure et Loire)

Situation de famille : Célibataire, 2 enfants

Domicile : VIABON (Eure et Loire)

Profession : Retraitée de l’Éducation Nationale

Club ou association : Niort Endurance 79

Sylviane imbault

Salut Sylviane.A quand remontent tes débuts en course à pied ?

J’ai commencé la course à pied véritablement après la naissance de mes enfants. Il y avait à Tahiti beaucoup de petites courses auxquelles je participais car je suis devenue vite « accro ». De petites courses je suis passée aux marathons (premier marathon à 41 ans), aux trails et ai poussé le bouchon jusqu’à courir un 100 km.

Je fais par an peu de courses, deux ou trois, car un traumatisme du genou ne m’autorise pas à en faire plus. Je ménage la monture et préfère courir pour le plaisir de partager des moments sans chrono… Ma dernière course est le marathon de Portland, dans le Maine aux États Unis, que j’ai couru en octobre dernier avec ma fille qui, elle, courait son premier marathon. Je lui avais promis d’être avec elle comme j’avais été avec mon fils lors de son premier marathon (Paris 2010).

Comment t’est venue l’idée de mettre cette manifestation sur pied ?

J’ai voulu, suite à une mutation professionnelle à Niort, organiser une course sur le même modèle que celle que j’avais organisée en Polynésie Française (Tahiti), la Tahitienne.

Cette manifestation a rapidement, sur cette petite île, connu un succès impressionnant. Alors je me suis dit qu’ici aussi le concept devrait plaire. Je ne me suis pas trompée au vu de la croissance fulgurante du nombre de participantes. Nous sommes passés de 710 à 1270 participantes de la première à la troisième édition.

Pourquoi avoir choisi le service d’oncologie pour le reversement des bénéfices ?

Toujours sur le même modèle que celui de la Tahitienne, le service d’oncologie a été choisi pour œuvrer au confort des femmes hospitalisées pour des cancers gynécologiques : « les femmes pour des femmes » était notre slogan à Tahiti. La solidarité féminine n’est pas un vain mot. Cette solidarité va bien au-delà puisque nos bénéfices sont bien entendu destinés à tous les malades hospitalisés dans ce service d’oncologie.

Enfin nous avons choisi le service d’oncologie de l’hôpital de Niort pour que l’argent soit utilisé, en toute transparence, localement, là où, malheureusement, nombre des participantes connaissent forcément quelqu’un qui y a été ou y est soigné.

Ainsi, à notre humble niveau, nous participons à rendre plus « confortable » le séjour des malades qui peuvent, grâce aux chevets réfrigérés avoir de la nourriture qu’ils peuvent consommer au gré de leur envie et besoin, et grâce à la vaisselle colorée manger avec plus de plaisir. Cela peut sembler peu important quand nous sommes bien portants, mais revêt une importance considérable lorsqu’on est malade.

Pourquoi n’ouvrir l’épreuve qu’aux filles, si le but est de récolter un maximum de fonds ?

Il n’y a rien de sexiste, de féministe dans notre décision de n’ouvrir notre épreuve qu’aux filles. En fait, le but premier de notre manifestation, comme c’était le cas à Tahiti, est de permettre aux femmes, celles qui n’osent pas s’inscrire sur des courses mixtes, de faire le pas sans complexe. Pas de stress (pas de chrono), pas de regard de l’autre, entre copines tout simplement. Première course pour beaucoup c’est alors la révélation et on les retrouve ensuite progressivement sur les autres courses car elles ont compris qu’elles pouvaient…

Et pour d’autres c’est LA course de l’année, la seule à laquelle elles participent parce qu’elles se doivent de la faire.

La récolte de fonds se fait alors tout naturellement parce qu’elles sont nombreuses à soutenir notre cause et tiennent effectivement à y contribuer et qu’elles sont, non seulement solidaires, mais aussi très généreuses.

Objectif désiré pour cette année en termes de « Cagnotte » ?

L’édition 2017 se déroule durant le week-end de l’Ascension, nous prenons un gros risque de baisse de participation, mais nous tenions à continuer d’organiser notre manifestation la veille de la fête des mères, dernier samedi de Mai.

Bien sûr l’objectif est de toujours obtenir plus car nos projets avec le service d’oncologie sont nombreux, mais quel que soit le résultat de l’édition 2017, ce sera pour nous toujours une satisfaction d’avoir soutenu les malades.

Les Filles sont forcément plus « touchées » par la cause que les garçons, est-ce pour cela à ton avis qu’elles viennent aussi nombreuses ?

Peut-être, je ne peux véritablement l’affirmer, mais ce qui est indéniable, c’est qu’il y a chez les femmes un grand cœur et elles peuvent nous surprendre. Les réactions des participantes de l’édition 2016 sont là pour le prouver. Il faisait un temps exécrable, vent, pluie, orage, de quoi décourager plus d’un, et bien non. Quand nous hésitions à reporter la course, elles nous ont dit qu’elles étaient là pour courir/marcher et que rien ne les arrêterait. Elles sont mêmes pour certaines venues sous la grêle mais n’ont pas fait demi-tour. Participer dans des conditions difficiles c’est justement insuffler force et courage aux malades, j’en suis persuadée.

Infos diverses concernant ta manifestation ?

Un grand merci à mon association sportive, Niort Endurance 79, qui a cru en ce projet et dont les membres nous accompagnent. Il ne faut pas oublier, en effet, que sans ce support logistique et humain nous ne pourrions mener à bien ce projet.

Petites infos pratiques :

Comme l’an dernier les marcheuses partiront dans le sens inverse des coureuses.

Nouveautés cette année :

La marche commence à 15 h 30 (pour éviter trop d’attente avant le tirage au sort).

Les coureuses auront une puce (chronométrie) – pas pour un classement au temps et des podiums éventuels mais pour nous simplifier le travail d’enregistrement des arrivées.

As-tu une anecdote concernant ton organisation ?

Plus que des anecdotes ce sont plutôt des moments forts que nous vivons quand des femmes malades nous appellent et s’inscrivent parce qu’elles veulent être là. Quand elles nous appellent et nous encouragent. Quand elles nous appellent et s’excusent de ne pouvoir venir car trop fatiguées mais qu’elles seront avec nous par la pensée. On se dit alors qu’elles sont bien plus fortes que nous et que nous nous devons de continuer.

 

Propos recueillis par : OP Rat370 / n°91 – Avril 2017

Date de dernière mise à jour : 02/04/2017

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